Dans la lumière des saisons

Charles Juliet

Vous ai-je dit que chaque matin, bien avant que vienne le jour, je suis réveillé par le concert des oiseaux ? C’est bien agréable, mais enfin, je préfèrerais qu’ils soient plus discrets. Les pies se montrent les plus bruyantes. Parfois, elles ont de méchants comptes à régler. À l’instar des humains, il semble qu’elles soient plus promptes à l’affrontement qu’à la conciliation.

Hier soir, étendu sur la pelouse, je regardais les étoiles et je pensais à vous. Où en êtes-vous de votre traversée de la forêt ? Ne cédez pas au découragement qui parfois vous saisit. Ne refusez-pas ce qui vous est imposé. Ne craignez pas d’aller au devant de l’inconnu. Un jour que j’espère proche, vous devrez admettre contre toute attente que vous êtes une privilégiée.

Je suis fort étonné d’avoir été capable de griffonner ces quelques feuillets. Mais maintenant le sommeil me gagne. Je vous quitte donc et vous embrasse, non sans vous rappeler que mon affection vous accompagne, vous qui continuez d’errer, harcelée par les brûlures de la soif.

Photo : NASA

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