Ásta

Jón Kalman Stefánsson, Éd. Grasset/Folio

Quand j’étais petite, on disait des aurores boréales qu’elles étaient les rêves du bon Dieu. Ce n’est sans doute pas faux, car si Dieu existe, ses rêves ne peuvent qu’être empreints de beauté. J’avais l’habitude de demander à ma nourrice de m’expliquer tout ce que je ne comprenais pas […] Quelle idée saugrenue. Enfin, ma petite, où vas-tu chercher tout ça ? Dieu ne rêve pas. Celui qui connaît la vie et la mort, qui connaît chaque journée, qui connaît le début et la fin, n’a nullement besoin de rêver. Les rêves sont réservés à ceux qui, comme nous, n’en savent pas plus que ce que la vie leur apprend.

Photo de Vincent Guth sur Unsplash

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